La France enquête sur une frappe israélienne meurtrière à Beyrouth
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Amnesty International
Une unité française spécialisée dans les crimes de guerre a ouvert une enquête judiciaire sur une frappe israélienne meurtrière qui a visé un immeuble civil du centre de Beyrouth en novembre 2024. La procédure fait suite à une plainte de l’artiste et cinéaste franco-libanais Ali Cherri et de la Fédération internationale pour les droits humains, rapporte Amnesty International.
La justice française a ouvert une enquête judiciaire sur la frappe israélienne du 26 novembre 2024 contre un immeuble civil du quartier de Nouweiri, à Beyrouth, qui a tué sept personnes, a annoncé Amnesty International. L’enquête de l’unité française chargée des crimes de guerre fait suite à une plainte déposée le 1er avril 2026 par l’artiste et cinéaste franco-libanais Ali Cherri et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH).
Les sept victimes comprennent les parents d’Ali Cherri, Nadira Hayek, 78 ans, et Mahmoud Naim Cherri, 88 ans, ainsi que leur employée de maison, Birki Negesa. La frappe a touché un immeuble résidentiel de 12 étages à 17 h 30, dix heures et demie avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, selon l’enquête publiée par Amnesty en février 2025.
Amnesty affirme n’avoir trouvé aucune preuve d’un objectif militaire à proximité et indique qu’aucun avertissement préalable efficace n’a été donné. L’organisation estime que l’attaque doit faire l’objet d’une enquête pour crime de guerre. Sa directrice régionale, Heba Morayef, a qualifié l’ouverture de l’enquête française d’étape vers la justice pour les victimes et leurs familles.
Amnesty dit avoir documenté depuis octobre 2023 d’autres attaques israéliennes illégales au Liban et appelle les États à recourir aux procédures judiciaires disponibles, y compris à la compétence extraterritoriale. L’organisation demande que toute personne soupçonnée de responsabilité pénale soit jugée équitablement.





