Au Yémen, 13 000 femmes enceintes privées de soins à Taïz
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan

Plus de 13 000 femmes enceintes sont privées de soins essentiels à Taïz, au Yémen, où les combats et les restrictions d’accès aggravent les risques de fausse couche et d’accouchement sans assistance. Seuls cinq des 27 établissements prévus pour les urgences maternelles et néonatales fonctionnent encore partiellement, selon le Fonds des Nations unies pour la population.
Plus de 13 000 femmes enceintes sont privées de soins essentiels dans et autour de Taïz, au Yémen, où les combats et les restrictions d’accès aggravent les risques de fausses couches, selon le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cité mardi par Reuters.
La ville est en grande partie isolée depuis un mois. Les combats empêchent l’acheminement de fournitures humanitaires et les déplacements de civils, tandis que des forces houthies bloquent des axes d’approvisionnement, notamment le corridor Taïz-Aden. L’ONU estime qu’environ la moitié des 300 000 personnes déplacées par les derniers combats au Yémen se trouvent dans la ville.
L’UNFPA prévoit environ 1 500 urgences obstétricales parmi les 6 400 femmes enceintes déplacées. Seuls cinq des 27 établissements désignés pour les urgences maternelles et néonatales fonctionnent encore partiellement. Les services de santé essentiels sont interrompus pour environ 147 000 femmes et filles en âge de procréer, a déclaré Francesco Galtieri, représentant de l’UNFPA au Yémen.
À l’hôpital yéméno-suédois de la maternité et de l’enfance, principal établissement de soins maternels de Taïz, les accouchements quotidiens sont tombés d’environ dix à cinq. La pénurie de carburant a mis hors service la plupart des couveuses. Plus de 800 000 personnes à Taïz et dans ses environs sont privées d’aide alimentaire depuis début octobre, selon le Programme alimentaire mondial. Galtieri a averti que l’hôpital pourrait fermer si les restrictions d’accès ne sont pas levées dans les prochains jours.





