La CRIEF enquête sur 350 recrutements à la télévision publique guinéenne
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mosaiqueguinee

Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et financières a ordonné une enquête préliminaire sur l’intégration de 350 agents de la Radio-Télévision Guinéenne dans la fonction publique. Le signalement évoque des irrégularités administratives et financières, une corruption présumée et des discriminations, selon la correspondance citée par Mosaiqueguinee.
La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur l’attribution de 350 places réservées aux agents de la Radio-Télévision guinéenne (RTG) dans la fonction publique. Dans une correspondance datée du 2 novembre 2026, le procureur spécial a chargé l’Agence nationale de lutte contre la corruption et de promotion de la bonne gouvernance (ANLC-PBG) d’enquêter, à la suite d’un signalement du Collectif des anciens stagiaires de la RTG (CAS-RTG), selon le média guinéen Mosaiqueguinee.
Le quota concernait les agents comptant au moins cinq années de stage ou de service effectif au sein de la RTG. Le collectif, représenté par Soriba Soumah, affirme que des candidats remplissant les critères ont été écartés au profit de personnes qui n’y répondaient pas. Il dénonce aussi la régularisation récente de dix stagiaires dans des conditions qu’il juge opaques. Ces accusations restent à vérifier.
L’enquête doit notamment examiner les conditions d’attribution et de répartition des places, ainsi que les opérations de recensement et d’enrôlement biométrique organisées le 14 août 2024. Le procureur spécial estime que les faits, s’ils sont établis, pourraient relever de la corruption, du favoritisme, du détournement de deniers publics ou du faux et usage de faux.
La demande d’enquête intervient après l’ouverture, le 2 novembre, d’une autre enquête de la CRIEF visant quatre responsables d’un fonds guinéen pour les jeunes. La cour est dirigée depuis le 28 octobre par le magistrat Mamadou Saliou Diakité, nommé à sa tête dans un article publié par notre rédaction.

