Le Nigeria envisage 74 sièges parlementaires réservés aux femmes
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après P.M. News, Leadership et Business Day Nigeria
Le Parlement nigérian envisage de créer 74 sièges supplémentaires réservés aux femmes dans les deux chambres fédérales, ainsi que trois sièges dans chaque assemblée d’État. Le dispositif, prévu pour quatre cycles électoraux sur 16 ans avant évaluation, vise à accroître la représentation féminine, selon Opeyemi Bamidele, cité par P.M. News, Leadership, Business Day Nigeria et Punch. Leadership, Business Day Nigeria et Punch présentent la mesure comme une réforme constitutionnelle non partisane.
Le Sénat nigérian étudie une proposition d’amendement constitutionnel qui créerait 74 sièges réservés aux femmes à l’Assemblée nationale, a annoncé lundi Opeyemi Bamidele, chef de la majorité sénatoriale et vice-président de la commission chargée de réviser la Constitution de 1999, selon P.M. News, Leadership et Business Day Nigeria. Le dispositif ajouterait 37 sièges au Sénat et 37 à la Chambre des représentants, à raison d’un siège dans chaque chambre pour chacun des 36 États et le territoire de la capitale fédérale, sans remplacer les élus en place.
La proposition prévoit aussi trois sièges supplémentaires réservés aux femmes dans chaque assemblée législative d’État. Ces sièges seraient maintenus pendant 16 ans, soit quatre cycles électoraux, avant une évaluation complète. Bamidele a décrit cette période comme une clause d’extinction destinée à permettre l’installation progressive d’une culture politique plus inclusive, selon Leadership et Punch. L’adoption de la réforme nécessiterait l’accord des assemblées des États, que le Sénat consulte, rapporte Punch.
Bamidele s’exprimait lors de la semaine juridique 2026 de la Fédération internationale des femmes juristes, organisée par sa branche de l’État d’Ekiti autour du thème « La justice dans un monde en mutation : répondre aux nouveaux défis touchant les femmes et les enfants ». Il a affirmé que la réforme résultait de consultations approfondies et qu’elle visait à répondre à la sous-représentation persistante des femmes dans la décision publique, sans constituer une initiative partisane, selon Leadership, Business Day Nigeria et Punch.
Le chef de la majorité sénatoriale a également cité le rôle de la première dame Oluremi Tinubu dans le soutien croissant à la réforme, selon P.M. News et Leadership. Il a évoqué d’autres initiatives législatives concernant les soins de santé, l’éducation et la protection sociale des femmes, des enfants et des personnes handicapées, ainsi que la nécessité de renforcer la réponse aux violences domestiques, aux abus contre les enfants et aux autres formes d’exploitation. Il a demandé un accès effectif à l’aide juridique, aux soins médicaux et au soutien psychosocial pour les victimes.






