La mutation d’un juge pourrait relancer des procès criminels à Conakry
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Guinee7

La mutation du juge guinéen Mohamed Sangaré à la Cour de répression des infractions économiques et financières pourrait entraîner la reprise intégrale de plusieurs procès criminels au tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry. Le décret présidentiel du 21 octobre 2026 a réorganisé les affectations de magistrats, et les règles de procédure peuvent imposer de recommencer les débats si la composition du tribunal change, rapporte Guinee7.
La mutation du juge Mohamed Sangaré à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pourrait retarder la reprise de plusieurs procès criminels au tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry, rapporte Guinee7. Le magistrat présidait les audiences de dossiers qui pourraient devoir reprendre depuis le début si la composition du tribunal change, conformément aux règles de procédure applicables en Guinée.
Parmi les affaires concernées figure le procès du meurtre d’Elhadj Hassimiou, opérateur économique tué à son domicile de Kobaya en août 2024. Plusieurs des 17 accusés avaient déjà été entendus. Le dossier de viol impliquant Elhadj Nouhou Diallo, fondateur d’une école à Wanindara, pourrait aussi être touché : la victime et les accusés avaient témoigné à l’audience.
Le décret du président guinéen Mamadi Doumbouya du 21 octobre 2026 a maintenu certains magistrats à leurs postes et en a muté d’autres. Ce remaniement de la magistrature guinéenne annoncé le 21 octobre concerne plusieurs juridictions. Les conséquences pour chaque procès dépendront des règles applicables et de la formation appelée à poursuivre les audiences.



