La commission sud-africaine des droits de l'homme attaque en justice la vente de 49 terrains du Cap
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan
La Commission sud-africaine des droits de l'homme (SAHRC) a saisi la Haute Cour du Cap-Occidental pour empêcher la ville du Cap de céder 49 propriétés municipales à des acheteurs privés. Elle soutient que ces terrains pourraient servir à l'accès au logement et réclame l'interdiction de conclure ou d'enregistrer les ventes, selon l'affidavit cité par le Sowetan.
La Commission sud-africaine des droits de l'homme (SAHRC) a saisi la Haute Cour du Cap-Occidental pour empêcher la ville du Cap de transférer 49 propriétés municipales à des acheteurs privés. La commission demande à la justice d'interdire à la ville, à son maire et à son directeur municipal de poursuivre la cession, y compris de conclure ou d'exécuter les contrats de vente, d'approuver les transferts ou de les enregistrer au bureau des titres fonciers.
Dans son affidavit, la SAHRC affirme que ces terrains constituent une ressource publique pouvant servir à l'accès à un logement adéquat, à l'inclusion sociale et à la justice spatiale, et reproche à la ville de les avoir traités comme des actifs commerciaux sans égard pour leur rôle dans la réponse à la demande de logements. La commission indique avoir appris en janvier 2026 que la ville comptait mettre aux enchères 49 propriétés, puis lui avoir écrit pour obtenir des informations sur les parcelles, la base juridique de la vente, les études d'impact sur le logement et la participation du public. Elle juge la réponse municipale insuffisante sur ces points.
La SAHRC rapporte avoir rencontré le maire exécutif le 20 février 2026, la ville ayant alors indiqué que les terrains pourraient à terme servir au développement de logements. Le maire aurait toutefois confirmé qu'aucune condition formelle de vente n'obligerait les acheteurs à construire des logements abordables ou sociaux, déclarant que la ville n'a pas les moyens de financer un tel logement mais que le secteur privé, lui, dispose des moyens financiers nécessaires.
Cette action en justice s'ajoute aux recours électoraux et institutionnels qui ont marqué la vie publique sud-africaine ces dernières semaines, de la contestation d'un recomptage électoral dans l'Eastern Cape par l'UDM à la demande d'audit des résultats municipaux formulée par le parti MK.






