Crash de Chilima : un avocat accuse l’enquête d’écarter les experts
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Nyasa Times

L’avocat malawien Khumbo Soko affirme que l’enquête parlementaire sur le crash de l’avion de Saulos Chilima privilégie des témoins contestés au détriment des éléments d’expertise. Il met notamment en cause la présentation du major Abdul Lapukeni comme kamikaze, selon ses déclarations publiées sur Facebook.
L’avocat malawite Khumbo Soko accuse la commission d’enquête parlementaire sur le crash de l’avion ayant tué Saulos Chilima d’écarter les éléments d’expertise au profit de témoins qu’il juge suspects. Dans une publication sur Facebook, il estime que la procédure s’éloigne de la recherche de justice pour devenir une démarche politique.
Soko conteste notamment l’affirmation selon laquelle le major Abdul Lapukeni aurait été un kamikaze ou un assassin. Il affirme que des documents montrent que le corps du militaire a été récupéré sur le site du crash, transporté à Lilongwe, conservé à Sunset Mortuary, puis remis à sa famille avant son inhumation.
L’avocat affirme aussi que le Bureau des enquêtes financières, la commission d’enquête, les autorités de l’aviation, la police, les Forces de défense du Malawi, ainsi que des médecins et des pathologistes, n’avaient constaté aucun acte criminel et que leurs rapports avaient ensuite été rejetés. Il critique parallèlement le financement et la mise en avant de témoins qu’il décrit comme d’anciens condamnés, des informateurs sans licence ou des agents publics sanctionnés.
Les critiques de Khumbo Soko interviennent après les travaux parlementaires consacrés au crash. Le Parlement malawien avait demandé des réponses sur l’accident le 30 septembre 2026, puis un enquêteur malawite avait expliqué les effets du choc d’un crash aérien le 2 octobre 2026. Le Parlement malawien exige des réponses sur le crash de Chilima et un enquêteur malawite explique les effets du choc d’un crash aérien.




