La CNDH malienne réclame des enquêtes après les tueries près de Ménaka
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Bamada.net

La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) malienne condamne les tueries près de Ménaka et demande aux autorités d’enquêter pour identifier et poursuivre les responsables. Son secrétaire général, Zoumana Diarra, dénonce de graves violations des droits humains et appelle les habitants menacés à gagner des lieux sûrs, rapporte Bamada.net.
La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) du Mali demande l’ouverture d’enquêtes après la découverte de près de 60 corps dans une fosse commune près de Ménaka. Son secrétaire général, Zoumana Diarra, a dénoncé de « graves violations » des droits humains et du droit international humanitaire, selon Studio Tamani.
La CNDH réclame que les auteurs, les commanditaires et les complices présumés soient recherchés et traduits en justice. Zoumana Diarra a également salué les mesures prises par des familles pour mettre les personnes menacées à l’abri et appelé les habitants à poursuivre leur déplacement vers des lieux plus sûrs.
La ville de Ménaka reste calme, mais accueille des personnes déplacées, principalement hébergées par des familles ou des proches. Ces déplacements ont commencé dans la nuit du 18 octobre, après le massacre d’une cinquantaine de civils à Tagadayat, selon Studio Tamani.
La découverte des corps près de Ménaka avait été annoncée par la Direction de l’information et des relations publiques des armées maliennes le 23 octobre. Elle faisait suite à l’attaque de Tagadayat, rapportée le 20 octobre, et à la publication du bilan de 54 corps retrouvés près de Ménaka le 24 octobre.





