La Banque mondiale évalue à 124 % le ratio dette-revenus du Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

Le service de la dette du Nigeria aurait dépassé ses recettes au premier trimestre 2026, avec un ratio intérêts-revenus de 124 %, selon la Banque mondiale. Le ministère nigérian des Finances conteste cette lecture, estimant qu’elle ne tient pas compte de certaines recettes publiques et qu’elle surestime les paiements attribués à l’État fédéral, rapporte Punch.
La Banque mondiale estime à 124 % le ratio des intérêts de la dette publique nigériane aux recettes de l’État au premier trimestre 2026, selon son Nigeria Development Update publié en octobre. Le ministère nigérian des Finances a contesté ce calcul, jugeant qu’il ne reflétait pas correctement la situation budgétaire.
Le ministère affirme que le calcul inclut le service de dettes des États, ce qui gonflerait le ratio, mais ne tient pas compte de revenus perçus par des organismes publics et des entreprises qui n’avaient pas encore été reversés au Trésor. Il estime également que certaines échéances de paiements statutaires, habituellement enregistrées au deuxième trimestre, doivent être prises en considération avant de tirer des conclusions annuelles.
La Banque mondiale s’inquiète de la soutenabilité de la dette nigériane. Dans une tribune publiée par Punch, l’économiste Sheriffdeen Tella, enseignant à l’université Olabisi Onabanjo, et David Adonri, directeur général de High Cap Securities, défendent l’analyse de l’institution et appellent le gouvernement à la prudence face à l’augmentation de l’endettement, particulièrement extérieur.
Le différend prolonge la contestation par Abuja de 7 700 milliards de nairas d’intérêts, publiée le 18 octobre. Les États nigérians ont aussi fait l’objet d’un bilan distinct, selon lequel ils ont consacré 800,42 milliards de nairas au service de leur dette sur six mois. Les dépenses des États nigérians pour leur dette apportent un autre éclairage sur le poids des remboursements publics.





