L’UA et l’UE réclament des actions urgentes contre les conflits
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Citizen Digital

L’Union africaine et l’Union européenne réclament une action urgente face aux conflits au Soudan, en RD Congo, en Somalie et au Sahel. Les deux blocs veulent renforcer la coopération, financer durablement les opérations de paix et protéger les civils, lors de leur réunion consultative du 6 novembre, selon Citizen Digital.
L’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) ont appelé à des mesures urgentes pour répondre aux conflits au Soudan, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en Somalie et au Sahel. Les deux organisations ont demandé un renforcement de leur coopération, un financement durable des opérations de paix, une meilleure protection des civils et de nouvelles initiatives diplomatiques lors de leur 17e réunion consultative annuelle conjointe, tenue le 6 novembre 2026 à Addis-Abeba, selon Citizen Digital.
La rencontre a également réaffirmé le soutien des deux organisations à une paix juste et durable au Soudan, dans l’est de la RDC, en Ukraine et dans les territoires palestiniens occupés. Les participants ont insisté sur la protection des femmes et des enfants ainsi que sur la participation pleine et effective des femmes aux processus de paix. Les discussions ont été coprésidées par Antonin B. Bieke, ambassadeur de Côte d’Ivoire et président du Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour novembre 2026, et Lene Mandel Vensild, présidente permanente du Comité politique et de sécurité de l’UE.
Concernant la Somalie, l’UA et l’UE ont salué les progrès réalisés par le gouvernement fédéral somalien et la Mission de soutien et de stabilisation de l’UA en Somalie (AUSSOM) dans la lutte contre le groupe armé Al-Shabaab. Elles ont toutefois exprimé leurs inquiétudes face aux difficultés financières et opérationnelles qui menacent la continuité des opérations. Elles ont demandé un financement prévisible et durable des missions africaines de soutien à la paix, notamment par le recours aux contributions obligatoires des États membres de l’ONU.
Une retraite conjointe organisée le 5 novembre avait précédé la réunion. Elle avait porté sur la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, la gouvernance de l’intelligence artificielle dans les opérations de paix ainsi que les programmes consacrés aux femmes et aux jeunes dans les processus de sécurité.





