L’ONU demande au Cap-Vert d’empêcher la reconnaissance d’unions commencées avec des mineures
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Expresso das Ilhas
Le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes recommande au Cap-Vert de modifier son Code civil afin que les unions commencées alors qu’une personne était mineure ne soient plus reconnues rétroactivement. Après l’examen du rapport cap-verdien le 16 octobre à Genève, il a aussi appelé à mieux protéger les droits des femmes dans les unions non enregistrées, selon Expresso das Ilhas.
Le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) a recommandé au Cap-Vert de modifier son Code civil afin d’empêcher la reconnaissance rétroactive d’unions de fait commencées lorsqu’une des personnes était mineure. La recommandation figure dans un communiqué diffusé le 2 novembre, après l’examen du dixième rapport périodique cap-verdien présenté le 16 octobre à Genève, rapporte Expresso das Ilhas.
Le CEDAW s’inquiète de la règle qui permet de reconnaître une union de fait après trois ans de vie commune, estimant qu’elle peut légitimer des unions commencées pendant la minorité de l’un des partenaires. Le comité demande aussi que les procédures de reconnaissance formelle soient étendues à toutes les îles et que les femmes bénéficient de garanties en matière de propriété, de pension alimentaire et de logement en cas de séparation ou de veuvage.
Le comité a par ailleurs relevé une baisse de la représentation des femmes dans le gouvernement national, passée de 53,3 % en 2010 à 16,7 % dans l’exécutif de 2026. Il recommande de modifier la loi sur la parité pour assurer une représentation équitable dans l’exécutif et les postes de haut niveau de l’administration publique.
Le CEDAW demande enfin de réviser la loi sur les violences fondées sur le genre afin de criminaliser explicitement la violence politique et le harcèlement visant les femmes, y compris dans l’espace numérique, selon Expresso das Ilhas.






