L’immobilier gambien servirait au blanchiment d’argent criminel
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Malagen
Image d’illustration · Engin Akyurt · Pexels · Licence PexelsLe marché immobilier gambien attire des capitaux issus présumément de la corruption et du trafic de drogue, selon une enquête de Malagen menée avec DUBAWA. Des entreprises auraient conclu de grandes transactions sans appliquer les contrôles prévus par les lois contre le blanchiment, tandis que des professionnels alertent sur les risques du secteur.
Des transactions immobilières en Gambie seraient utilisées pour blanchir des revenus issus notamment de la corruption et du trafic de drogue, selon une enquête de Malagen menée avec DUBAWA, une plateforme nigériane de vérification des faits. L’enquête affirme que des entreprises immobilières, y compris de grandes sociétés, réalisent des transactions sans appliquer suffisamment les contrôles prévus par les lois contre le blanchiment.
Abubacar Darboe, secrétaire général de l’Association des entreprises immobilières de Gambie, estime que l’immobilier est l’un des principaux secteurs d’investissement du pays et un moyen discret de blanchir des revenus criminels. Il indique que des personnes dont la richesse est d’origine douteuse achètent plusieurs biens de grande valeur en peu de temps ou prennent des parts dans des sociétés immobilières et des hôtels. Des documents judiciaires liés à des affaires de trafic de drogue font également état d’investissements de plusieurs millions de dollars dans des propriétés, selon l’enquête.
La hausse des prix des terrains et des loyers pèse sur les ménages aux revenus modestes. Aminata Njie, institutrice de 38 ans, gagne environ 153 dollars par mois et paie désormais 76 dollars de loyer, contre 34 auparavant. Elle vit avec sa fille dans un logement d’une chambre et d’un séjour à Sanchaba. L’enquête rapporte que certaines personnes associent cette pression immobilière au blanchiment d’argent, à la fraude et aux pratiques d’agents peu scrupuleux.


