L’alliance GFC-UDP promet des réformes institutionnelles en Gambie
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Kerr Fatou

L’alliance menée par la Gambia First Coalition et l’UDP promet de réformer la Constitution, les institutions et l’économie gambiennes après dix années de gouvernance qu’elle juge défaillante. Son manifeste dénonce notamment la corruption, l’endettement public et la centralisation du pouvoir, selon Kerr Fatou.
L’alliance conduite par la Gambia First Coalition (GFC) et le Parti démocratique uni (UDP) promet une refonte constitutionnelle, institutionnelle et économique de la Gambie. Elle a présenté son manifeste à l’hôtel Paradise Suites, en accusant l’administration du président Adama Barrow de dix années de mauvaise gouvernance, selon Kerr Fatou.
Le document cite la corruption systémique, le faible contrôle des responsables publics, l’endettement croissant et le recul de l’indépendance des institutions parmi les principaux problèmes à corriger. Il réclame aussi davantage de transparence, des garanties contre l’excès de pouvoir exécutif et une décentralisation des ressources et des décisions au profit des autorités régionales et des collectivités locales.
Sur le plan économique, l’alliance estime que le service de la dette limite les investissements dans la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures, l’emploi des jeunes et la protection sociale. Elle met également en avant la hausse du coût de la vie, l’insécurité alimentaire, la dépendance aux importations et le chômage des jeunes, qu’elle associe à la progression de la migration irrégulière.
L’annonce intervient après les discussions publiques sur une alliance de l’opposition gambienne, le 15 octobre, puis l’ouverture d’Almameh Gibba à une coalition, le 18 octobre. Elle suit aussi les promesses de réformes de gouvernance et de sécurité formulées par Bensouda le 28 octobre.


