L’Algérie face aux rivalités sécuritaires autour du Tchad
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après TSA

Une frappe de drones ayant tué deux civils près de la passe de Salvador a aggravé les tensions entre le Niger et le Tchad, tandis que Niamey accuse aussi la France. Les Émirats arabes unis et Israël renforcent parallèlement leurs liens sécuritaires avec N’Djamena, selon l’analyse publiée par TSA.
Les tensions entre le Niger et le Tchad se sont aggravées après une frappe de drones qui a tué deux civils près de la passe de Salvador, à la jonction des frontières algérienne, nigérienne et libyenne. Les autorités nigériennes ont convoqué l’ambassadeur tchadien et accusé la France d’être impliquée dans l’attaque, rapporte TSA.
La passe de Salvador se trouve sur un axe utilisé pour les trafics transfrontaliers et par des groupes terroristes. Niamey avait déjà mis en cause Paris après la tentative de coup d’État d’août 2026, selon TSA.
Cette crise intervient alors que les Émirats arabes unis renforcent leur influence au Tchad par des investissements et une coopération sécuritaire. Abou Dhabi entretient aussi des relations étroites avec N’Djamena et le maréchal libyen Khalifa Haftar.
Des enquêtes internationales ont documenté des circuits logistiques passant par le Tchad pour approvisionner les Forces de soutien rapide, engagées dans la guerre au Soudan. Israël cherche parallèlement à développer avec N’Djamena des relations dans les domaines de la sécurité, du renseignement et de la coopération technique, tandis que Saddam Haftar échange avec les autorités tchadiennes sur la sécurisation de leur frontière commune. La frappe de drone est intervenue après la mort de deux civils dans la région d’Agadez.





