L’Algérie suspend ses exportations d’urée vers la France
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Algérie 360

L’Algérie a demandé à ses producteurs d’arrêter les exportations d’urée vers la France, qui dépend de ce marché pour environ 30 % de ses importations. Trois diplomates et deux sources industrielles ont confirmé cette instruction à Reuters, tandis que Paris sollicite davantage de pétrole et de gaz naturel liquéfié algériens.
L’Algérie a demandé à ses producteurs d’urée de suspendre les exportations vers la France, selon Reuters, qui cite cinq sources diplomatiques et industrielles. Trois diplomates ont confirmé avoir eu connaissance de cette instruction, en circulation dans la filière depuis la semaine précédant sa révélation, le 23 octobre.
Les approvisionnements algériens représentent environ 30 % des importations françaises d’urée, selon l’Afcome, association professionnelle du secteur, et l’AGPB, syndicat des producteurs de blé. Cet engrais azoté est utilisé notamment pour les grandes cultures.
La suspension intervient après l’arrêt des achats de blé français par l’Algérie en 2024 et une interdiction informelle des importations de produits français depuis fin juillet, selon Reuters. Paris a porté la question des restrictions commerciales au niveau de l’Union européenne.
Le 20 octobre, la France avait également sollicité une hausse des livraisons de pétrole et de gaz naturel liquéfié algériens, selon une information publiée sur les demandes françaises d’énergie. Les échanges commerciaux entre les deux pays avaient atteint 11 milliards d’euros en 2024, selon un bilan publié le 21 septembre.




