L’Égypte poursuit Lina Attalah, journaliste de Mada Masr, pour son site sans licence
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Hrw
La journaliste égyptienne Lina Attalah, rédactrice en chef de Mada Masr, doit comparaître le 27 octobre 2026 pour avoir dirigé un site sans licence. Human Rights Watch réclame l’abandon des poursuites, qui exposent la journaliste à une amende pouvant atteindre 3 millions de livres égyptiennes et menacent la fermeture du média, selon l’organisation.
Les autorités égyptiennes ont renvoyé Lina Attalah, rédactrice en chef de Mada Masr, devant la justice pour avoir créé et géré un site internet sans licence. La décision a été prise le 22 octobre par le Parquet suprême de la sûreté de l’État, dans le dossier n° 9072/2026, selon Human Rights Watch (HRW).
Lina Attalah risque une amende pouvant atteindre 3 millions de livres égyptiennes, soit environ 53 400 dollars, ainsi que la fermeture de Mada Masr et la confiscation de son matériel. Elle avait été interrogée le 21 octobre sur des accusations de publication de « fausses informations » et d’exploitation d’un site sans licence, avant d’être libérée sous caution de 100 000 livres égyptiennes, rapporte HRW.
La loi égyptienne de 2018 sur la réglementation de la presse et des médias impose aux sites opérant dans le pays d’obtenir une licence du Conseil suprême de régulation des médias. Mada Masr affirme avoir déposé des demandes en 2018, en 2020 et en 2023, les deux premières ayant été rejetées sans notification et la dernière étant restée sans réponse, selon HRW. Cette procédure intervient après l’intensification de la répression contre la presse indépendante, signalée le 23 octobre.





