Jackie Selebi a fait sceller dix boîtes de dossiers postapartheid
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Maverick

L’ancien colonel sud-africain Louis Bester affirme que Jackie Selebi, alors chef de la police nationale, lui a ordonné de sceller dix boîtes contenant les dossiers maîtres de la Commission vérité et réconciliation. Il a livré ce témoignage devant la commission Khampepe, qui enquête sur les retards des poursuites postapartheid, selon Daily Maverick.
Le colonel de police sud-africain à la retraite Louis Bester a déclaré devant la commission Khampepe avoir scellé dix boîtes de dossiers liés à la Commission vérité et réconciliation sur instruction de Jackie Selebi, alors commissaire national de la police. Il témoignait mercredi lors d’une audience sur les poursuites retardées, selon le Daily Maverick.
Bester a expliqué que les documents étaient conservés sous clé dans son bureau et que son rôle se limitait à leur garde ainsi qu’à l’obtention d’une expertise médico-légale sur un mémorandum contesté. Ce document, rédigé en 2003 par le procureur Anton Ackermann, aurait été modifié pour porter la date de 2006 et étayer des accusations selon lesquelles son unité préparait l’arrestation de 37 membres de l’ANC, dont l’ancien président Thabo Mbeki.
Le colonel a indiqué que Selebi l’avait convoqué le 27 août 2007 pour discuter du mémorandum. Celui-ci figurait parmi 73 décisions et recommandations originales signées dans le dossier maître de la Commission vérité et réconciliation, transféré à la police par l’Autorité nationale des poursuites en 2004.
Cette audition s’inscrit dans les débats sur les poursuites postapartheid, après que Thabo Mbeki a nié toute ingérence dans la justice postapartheid le 20 octobre 2026. Le même jour, il a aussi réclamé des comptes sur 300 dossiers de l’apartheid abandonnés.






