Brigitte Mabandla nie avoir bloqué les poursuites postapartheid en Afrique du Sud
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Maverick
L’ancienne ministre sud-africaine de la Justice Brigitte Mabandla nie avoir demandé en 2004 la suspension des poursuites liées aux crimes de l’apartheid, contrairement aux affirmations de l’ancien procureur Silas Ramaite. Elle a témoigné le 21 octobre 2026 devant la commission Khampepe, qui enquête sur le traitement des poursuites postérieures à la Commission vérité et réconciliation, selon Daily Maverick.
L’ancienne ministre sud-africaine de la Justice Brigitte Mabandla a nié mercredi 21 octobre 2026 avoir demandé un moratoire sur les poursuites liées aux crimes de l’apartheid. Devant la commission Khampepe, elle a affirmé n’avoir jamais appelé, le 11 novembre 2004, le procureur Silas Ramaite pour lui donner cette instruction, rapporte le Daily Maverick.
Ramaite, qui supervisait alors les poursuites liées à la Commission vérité et réconciliation (TRC), avait déclaré en février que Mabandla l’avait informé de la création d’une équipe chargée d’examiner ces dossiers et de la suspension des poursuites dans l’attente de directives. Il avait dit avoir ensuite demandé à l’avocat Anton Ackermann, responsable de l’unité chargée des crimes prioritaires au parquet national, de mettre les enquêtes en pause.
Mabandla a indiqué à la commission qu’elle avait vérifié les dates avec son équipe juridique et qu’elle se trouvait à Bangui, en République centrafricaine, au moment de l’appel allégué. Elle a dit être certaine de ne pas avoir passé cet appel, tout en reconnaissant ne pas disposer de documents pour étayer cette affirmation. Elle a aussi expliqué avoir consulté Vusi Pikoli, ancien chef du parquet national, pour éclaircir ses souvenirs.
L’audition s’inscrit dans l’examen des poursuites postapartheid et des accusations d’ingérence dans leur traitement. L’ancien président Thabo Mbeki, qui a témoigné plus tôt dans la semaine, assistait à l’audience. Il avait nié toute ingérence dans la justice postapartheid lors de son témoignage, le 20 octobre.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





