Eisenkot ouvre son futur gouvernement aux députés arabes sous conditions
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Expresso das Ilhas
Gadi Eisenkot, chef du parti israélien Yashar! et dirigeant de l’opposition, s’est dit prêt à intégrer à son gouvernement des députés arabes qui accepteraient ses quatre principes politiques. Cette ouverture intervient après les élections législatives, remportées par le Likud avec 27 sièges, tandis que sa coalition en a obtenu 53, selon les résultats de la Commission électorale centrale israélienne.
Le chef de l’opposition israélienne, Gadi Eisenkot, a déclaré samedi que les députés arabes pourraient soutenir le gouvernement qu’il cherche à former, à condition d’accepter quatre principes fondamentaux, rapporte Expresso das Ilhas. Le dirigeant du parti Yashar!, arrivé deuxième aux élections législatives derrière le Likud, a affirmé que tout élu respectant ces conditions serait considéré comme un partenaire potentiel.
Ces principes comprennent la reconnaissance d’Israël comme un État juif, démocratique, libéral et égalitaire, l’adhésion aux valeurs de la déclaration d’indépendance, l’obligation pour tous les citoyens — y compris les Arabes et les chrétiens — d’accomplir un service militaire, national ou civil, ainsi que la reconnaissance du Hamas comme organisation terroriste et la destruction de ses capacités militaires et de gouvernement à Gaza, selon Eisenkot.
Les résultats définitifs donnent 27 sièges au Likud et 53 sièges à sa coalition, contre 21 au parti Yashar!. Le bloc anti-Netanyahou compte 48 députés et devrait obtenir le soutien des listes arabes, qui totalisent 19 sièges, pour atteindre la majorité de 61 élus nécessaire à la formation d’un gouvernement. Eisenkot veut également faire adopter par la nouvelle Knesset, le Parlement israélien, une commission d’enquête sur les attaques du Hamas du 7 octobre 2023, rapporte Expresso das Ilhas.
L’ouverture de Gadi Eisenkot intervient après le refus de Netanyahou d’une coalition soutenue par les partis arabes, annoncé le 29 octobre, et alors que l’opposition israélienne n’avait pas encore conclu d’accord pour le remplacer le 1er novembre.




