Ebola : une nouvelle chaîne de transmission fait grimper les cas à Mandima, en RD Congo
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Lepotentiel

Une nouvelle chaîne de transmission du virus Ebola à Mandima s’accompagne d’une hausse des cas et pourrait mettre sous pression les capacités de prise en charge, a indiqué Steve Ahuka Mundeke, responsable de la riposte en RD Congo. Les foyers actifs dans le sud de l’Ituri et le nord du Nord-Kivu restent difficiles à contrôler, notamment en raison de l’insécurité et des déplacements de population, selon lui.
La reprise d’une chaîne de transmission d’Ebola à Mandima entraîne déjà une hausse des cas et devrait accroître la pression sur les soins, a déclaré le professeur Steve Ahuka Mundeke, responsable de la gestion de la riposte contre Ebola en République démocratique du Congo, après une mission de supervision en Ituri et au Nord-Kivu. Il a présenté cette résurgence comme un nouveau défi pour les équipes sanitaires.
Des foyers restent actifs dans le sud de l’Ituri et le nord du Nord-Kivu. Dans le territoire de Beni, les zones de santé de Musienene et de Kalinguta sont difficiles d’accès en raison de l’insécurité et de secteurs échappant au contrôle des autorités. Les équipes travaillent à distance avec l’Organisation mondiale de la santé et Médecins Sans Frontières pour maintenir les interventions, a indiqué M. Ahuka Mundeke.
La mobilité des habitants entre zones de santé accroît le risque de propagation. Le responsable a appelé à renforcer la coordination entre provinces et la surveillance aux points d’entrée pour détecter rapidement les cas suspects. Il a aussi relevé une baisse progressive des cas dans certaines zones, qu’il attribue à la collaboration des communautés avec les équipes de riposte.
La mission, menée avec Africa CDC, l’OMS et la Division provinciale de la santé, est passée par les hôpitaux généraux de référence de Musienene, Kalinguta et Butembo. Elle prolonge l’évaluation de la riposte sanitaire à Beni menée par Steve Ahuka Mundeke le 17 octobre, dans le cadre d’une épidémie pour laquelle MSF avait signalé plus de 8 500 cas et 4 000 décès au 6 octobre.



