Ebola : des essais lancés pour vacciner contre la souche Bundibugyo
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch
Le directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, Jean Kaseya, attribue l’absence de vaccin approuvé contre la souche Bundibugyo d’Ebola au manque d’intérêt international. Un fabricant africain basé en Égypte mène des essais cliniques, tandis que l’agence travaille avec la RD Congo et l’Ouganda pour tester le vaccin Ervebo, selon Kaseya, qui s’exprimait sur Channels Television.
Des essais cliniques d’un candidat vaccin contre la souche Bundibugyo du virus Ebola sont en cours en Égypte, a annoncé Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), dans un entretien diffusé jeudi par Channels Television. Il a indiqué que l’organisme travaillait aussi avec la République démocratique du Congo et l’Ouganda pour permettre des essais cliniques et un usage compassionnel d’Ervebo, un vaccin conçu contre la souche Zaïre.
Jean Kaseya a attribué l’absence de vaccin approuvé contre Bundibugyo au manque d’intérêt international pour cette souche, qui a provoqué moins d’épidémies que la souche Zaïre. Celle-ci a été à l’origine de plus de 16 flambées, a-t-il expliqué. Le responsable a estimé que la mobilisation aurait été différente si l’épidémie touchait des pays occidentaux.
Il a présenté ces démarches comme une partie des efforts visant à développer en Afrique la production de vaccins, de médicaments et d’outils de diagnostic. Vingt-huit pays africains ont contribué financièrement à la réponse à l’épidémie, a-t-il ajouté. Jean Kaseya a appelé à renforcer la coordination entre partenaires internationaux et le financement national de la préparation aux urgences sanitaires.
Le Nigeria a signalé un premier cas lié à la souche Bundibugyo chez une patiente ougandaise, selon l’Africa CDC. Le pays a ensuite accueilli un sommet de l’organisation sur la réponse à Ebola, comme le rappelle la convocation du sommet de l’Africa CDC.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.





