Le projet de loi policier préserve le statu quo sud-africain
Le projet de loi sud-africain sur la police ne prévoit pas les réformes structurelles attendues depuis plusieurs années. L’analyse estime qu’il s’éloigne notamment du Plan national de développement de 2012 et des recommandations formulées en 2018 après la commission d’enquête sur le massacre de Marikana, selon le texte source.
Le ministre sud-africain de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a présenté mercredi aux députés le projet de loi modifiant le fonctionnement du Service de police sud-africain (SAPS), en appelant à une réforme après les révélations de la commission Madlanga. Il a évoqué un « moment Madlanga » qui impose, selon lui, de revoir la police sud-africaine.
Les auditions de la commission Madlanga ont mis en lumière les luttes de factions, l’influence politique et la corruption dans le système de justice pénale. La police figure parmi les institutions publiques les moins bien perçues par la population dans plusieurs enquêtes d’opinion, tandis que Firoz Cachalia estime que le projet de loi pourrait transformer durablement le maintien de l’ordre s’il est correctement appliqué.
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