La commission Madlanga examine trois responsables anticorruption sud-africains
La commission d’enquête Madlanga examine les relations entre Andrea Johnson, ancienne directrice de la Direction des enquêtes contre la corruption, Feroz Khan, chef suspendu du renseignement criminel, et Dylan Perumal, enquêteur principal suspendu. Les auditions dessinent progressivement un réseau d’influences au sein de cet appareil anticorruption, selon l’analyse source.
Depuis que la commission d’enquête Madlanga s’est penchée sur la Direction des enquêtes sur la corruption (IDAC) début juillet 2026, trois responsables, Johnson, Khan et Perumal, ont été présentés comme des figures centrales de la conduite, de l’élargissement et des poursuites dans certaines des enquêtes anticorruption les plus sensibles d’Afrique du Sud. Ces dossiers concernent notamment de hauts responsables de la police sud-africaine (SAPS) et du renseignement criminel, d’après les témoignages recueillis par la commission.
Les auditions ont déjà entraîné des mesures contre plusieurs responsables de l’IDAC. Le président Cyril Ramaphosa a accepté le départ immédiat de Johnson, qui dirigeait cette direction, et a renoncé à son préavis de trois mois. La ministre de la Justice Mmamoloko Kubayi a ensuite suspendu Perumal ainsi que deux enquêteurs principaux, Brian Padayachee et Suneel Bellochun. Ces mesures interviennent alors que la commission examine aussi les enquêtes sur Crime Intelligence.
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