Zimbabwe : la commission des droits réclame des démolitions plus humaines
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après 263Chat
La Commission des droits de l'homme du Zimbabwe demande au gouvernement et aux autorités locales de limiter les souffrances liées aux démolitions d'habitations illégales. Elle réclame le respect des procédures et des mesures d'accompagnement pour les familles déplacées, notamment les enfants et les personnes âgées, rapporte 263Chat.
La Commission des droits humains du Zimbabwe (ZHRC) a appelé le gouvernement et les collectivités locales à rendre plus humaines les démolitions de constructions illégales, avertissant que la destruction de logements peut provoquer de lourdes difficultés financières, une détresse psychologique et des déplacements, selon un communiqué de la commission. Elle a demandé que les opérations respectent les droits humains, la dignité des familles et les procédures légales et administratives applicables.
La ZHRC reconnaît la nécessité de protéger les espaces publics, les zones humides et les autres secteurs sensibles contre les occupations illégales. Elle demande toutefois que les autorités réduisent les souffrances causées aux personnes déplacées, en particulier aux enfants, aux personnes âgées et aux autres groupes vulnérables.
La commission relie l’essor des quartiers illégaux à la pénurie de logements abordables et de terrains résidentiels attribués légalement. Certaines familles auraient investi leurs économies dans des parcelles vendues par des intermédiaires informels, avant de risquer de perdre à la fois leur logement et leur argent lors des démolitions.
La ZHRC préconise donc d’augmenter l’offre de logements et de terrains désignés, de rendre l’attribution des parcelles plus transparente, de réduire les listes d’attente et d’améliorer le suivi des constructions. Sa prise de position intervient alors que la CCC et le gouvernement zimbabwéen discutent des démolitions de commerces informels, annoncées le 30 octobre.






