Washington accuse Navi Pillay d’élargir la définition du génocide à la CIJ
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Jornal F8

L’administration Trump a de nouveau critiqué Navi Pillay, juriste et lauréate du prix Nobel de la paix, l’accusant de vouloir élargir la définition du génocide dans la procédure intentée par la Gambie contre le Myanmar devant la Cour internationale de justice. La juridiction doit se prononcer avant la fin de l’année sur les accusations liées aux opérations de l’armée birmane contre les Rohingyas, rapporte Jornal F8.
L’administration du président américain Donald Trump accuse la juriste sud-africaine Navi Pillay, juge ad hoc à la Cour internationale de Justice (CIJ), de vouloir élargir la définition du génocide dans l’affaire opposant la Gambie au Myanmar, rapporte Jornal F8. L’ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a dénoncé une interprétation qu’il juge susceptible d’être utilisée contre des militaires américains et leurs alliés.
La procédure porte sur les accusations de génocide liées à l’opération menée par l’armée du Myanmar contre la minorité rohingya. La CIJ devrait se prononcer avant la fin de l’année. Les avocats de la Gambie soutiennent notamment que la volonté de faire mourir une population par la famine peut constituer un génocide et qu’un nombre minimal de victimes ne doit pas être déterminant.
Une décision favorable à la Gambie pourrait peser sur l’affaire distincte engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la même juridiction, au sujet de l’offensive dans la bande de Gaza. La Gambie agit au nom de la défense du droit international, sans être directement lésée par les faits allégués.




