Une suspecte liée à une fraude de 1,9 million d’emalangeni en Eswatini
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Times of Eswatini

Bonisile Hlatshwako est accusée d’avoir organisé des demandes frauduleuses de prêts automobiles impliquant des employés de First National Bank Eswatini. La justice cherche à préserver trois véhicules liés à des pertes présumées de 1 898 389,93 emalangeni, dans une enquête dont le montant total dépasserait 20 millions d’emalangeni, selon le Times of Eswatini.
La procureure générale d’Eswatini accuse Bonisile Hlatshwako d’avoir coordonné des demandes frauduleuses de prêts automobiles liées à trois véhicules, pour un montant total de 1 898 389,93 emalangeni. La Haute Cour a ordonné la conservation de ces véhicules, dans le cadre d’une procédure susceptible de conduire à leur confiscation, rapporte le Times of Eswatini.
Les véhicules concernés sont un Haval Jolion blanc de 2025, un Nissan Magnite gris de 2025 et un Toyota Hilux blanc de 2026. Selon l’affidavit présenté par Elsie Matsebula, conseillère principale de la Couronne et responsable de l’unité de confiscation des avoirs du ministère public, les demandes de financement auraient été soutenues par de faux documents professionnels impliquant des employés de FNB Eswatini, la banque qui fait l’objet d’une enquête sur des fraudes présumées aux prêts automobiles.
L’enquêteur Thami Mabuza, de l’unité de la police royale d’Eswatini chargée du blanchiment d’argent et de la confiscation des avoirs, affirme avoir reçu des informations sur trois demandeurs le 11 août 2026. Les lettres attestant leur emploi chez SBQ Investments n’auraient pas été authentiques ; deux d’entre eux n’auraient pas occupé les postes indiqués. Le registre des sociétés confirme que SBQ Investments est enregistrée et que Hlatshwako en est la directrice.
La procédure de conservation s’appuie sur la loi de 2018 sur la prévention du crime organisé, qui permet de préserver les biens présumés issus d’activités illégales pendant les démarches de confiscation. Cette affaire s’inscrit dans une enquête plus large sur des pertes potentielles dépassant 20 millions d’emalangeni, déjà signalées par le Times of Eswatini au sujet de FNB.

