Une organisation zimbabwéenne appelle l’Afrique à dénoncer les recrutements russes pour la guerre en Ukraine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Post

Le Centre for Innovation and Technology, organisation zimbabwéenne, appelle les dirigeants africains à interpeller la Russie sur le recrutement de ressortissants africains pour combattre en Ukraine. Son directeur des médias, Zenzele Ndebele, affirme que des candidats auraient été attirés par de fausses offres d’emploi et cite le bilan communiqué par le Zimbabwe en mars 2026 : 15 morts et 66 personnes encore en Russie.
Le Centre for Innovation and Technology (CITE), organisation basée à Bulawayo, a appelé les dirigeants africains participant au troisième sommet Russie-Afrique, prévu à Moscou les 28 et 29 octobre, à évoquer le recrutement de citoyens africains pour combattre dans la guerre en Ukraine. Dans une déclaration signée par son directeur du centre des médias, Zenzele Ndebele, l’organisation affirme que des Africains sont attirés en Russie par des promesses d’emplois civils avant d’être envoyés au front.
Selon le CITE, certains recrutés et leurs familles ont rapporté que les contrats étaient rédigés en russe, langue qu’ils ne comprenaient pas. Leurs passeports et téléphones auraient été confisqués à leur arrivée, avant un entraînement d’environ deux semaines puis leur déploiement. Des familles cherchent des proches disparus, pleurent ceux dont la mort a été confirmée et demandent l’aide de leurs gouvernements.
En mars 2026, le gouvernement zimbabwéen a déclaré que 15 ressortissants étaient morts après avoir été recrutés et que 66 se trouvaient encore en Russie, a rappelé Ndebele. Le ministère zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international a recueilli les 13 et 14 octobre des échantillons d’ADN auprès de familles de personnes signalées disparues ou mortes, à Bulawayo.
Le CITE affirme que le phénomène concerne aussi le Kenya, l’Ouganda, le Cameroun, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Plus de 30 familles kényanes se sont réunies à Nairobi le 6 octobre pour demander au président William Ruto de soulever la question au sommet. Le Parlement ougandais l’a examinée le 15 octobre ; au Cameroun, où le gouvernement a confirmé la mort de 16 citoyens, des familles ont créé en août le groupe « Bring Back Our Sons and Brothers ».





