La Cour pénale spéciale centrafricaine risque la fermeture d’ici 2028
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Amnesty

La Cour pénale spéciale centrafricaine risque de fermer d’ici 2028 faute de financements, malgré les milliers de victimes qui attendent encore justice. Depuis son ouverture en 2018, elle a jugé six affaires et condamné 19 personnes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, selon Amnesty International.
La Cour pénale spéciale (CPS) de Centrafrique risque de fermer d’ici 2028 si elle ne reçoit pas les financements nécessaires pour poursuivre ses enquêtes et ses procès, alerte Amnesty International. Dans un rapport publié le 27 octobre, l’organisation appelle les autorités centrafricaines, l’ONU, l’Union européenne et les États partenaires à financer la juridiction.
Depuis son inauguration, le 22 octobre 2018, la CPS a jugé six affaires et condamné 19 personnes pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Des victimes de violences commises notamment lors du coup d’État de 2003 et du conflit armé de 2012 à 2014 attendent encore que des responsables de haut rang soient poursuivis, selon Amnesty.
La juridiction dépend de contributions volontaires d’États et d’organisations internationales. Amnesty souligne que l’ONU et l’Union européenne sont les seuls soutiens financiers étatiques ou institutionnels actuellement engagés, tandis que la Cour pénale internationale a clos ses enquêtes et que les juridictions nationales manquent de ressources et d’indépendance pour reprendre les dossiers.
La CPS a récemment entrepris de numériser ses archives. Cette alerte intervient après l’annonce, le 20 octobre, de nouvelles accusations au procès de Bossembélé, autre procédure suivie devant la juridiction.





