À Mouka (Centrafrique), des soldats extorquent 2 000 FCFA et 0,5 litre
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Corbeaunews Centrafrique

À la barrière routière de Mouka, des soldats des Forces armées centrafricaines imposent aux conducteurs 2 000 francs CFA par passage et prélèvent un demi-litre d’essence. Ces extorsions persistent malgré le décret de 2023 interdisant les postes de contrôle illégaux, rapporte Corbeau News Centrafrique.
À la barrière routière de Mouka, sur l’axe reliant Bria à Ouadda-Maïkaga dans la préfecture de la Haute-Kotto, des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) exigent 2 000 francs CFA par passage et prélèvent un demi-litre d’essence sur les engins. Ces pratiques concernent notamment les conducteurs de mototaxis et de véhicules, selon Corbeaunews Centrafrique.
Ces prélèvements se poursuivent malgré le décret présidentiel de 2023 ordonnant le démantèlement des postes de contrôle illégaux et réservant les points de contrôle autorisés à la gendarmerie et à la police nationale. Les contrôles menés sur l’axe Bangui-Beloko par le Premier ministre et le ministre des Transports n’ont pas empêché le maintien de ces barrières dans l’intérieur du pays, rapporte Corbeaunews Centrafrique.
La semaine dernière, un conducteur de mototaxi a contesté le prélèvement de carburant après avoir payé les 2 000 francs CFA demandés. Les militaires ont refusé de renoncer à cette exigence, d’après Corbeaunews Centrafrique.
La ponction intervient alors que le prix des carburants a augmenté après la suppression d’une subvention de 350 francs CFA par litre, annoncée par le président Faustin-Archange Touadéra le 4 octobre. Cette hausse avait été rapportée dans la justification de la hausse des carburants.


