Une étude identifie dix séquelles psychosociales de l’esclavage en Haïti
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Lefaso.net
Image d’illustration · Mikhail Nilov · Pexels · Licence PexelsLa psychologue haïtienne Judite Blanc, chercheuse à l’Université de Miami, identifie dix séquelles psychosociales liées à l’esclavage et à la dette imposée à Haïti après son indépendance. Son étude publiée dans la revue L’Autre propose un modèle de réparation psychosociale, après plus de dix ans de recherches, selon un communiqué daté du 30 octobre 2026.
La psychologue haïtienne Judite Blanc, chercheuse à l’Université de Miami et déléguée d’Haïti à la Commission des réparations de la CARICOM, identifie dix séquelles psychosociales liées à l’esclavage colonial et à la dette de l’indépendance d’Haïti. Ses travaux, publiés dans la revue scientifique francophone L’Autre et présentés dans un communiqué daté du 30 octobre, proposent aussi un modèle de réparation psychosociale, selon Lefaso.net.
L’étude cite notamment la maltraitance des enfants, la dévalorisation de soi, les violences faites aux femmes, le désir de blanchité dans les relations amoureuses, l’insécurité linguistique, la méfiance généralisée et les comportements autodestructeurs. Judite Blanc relie ces manifestations à l’histoire coloniale d’Haïti et aux conséquences économiques et sociales de la dette versée à la France après l’indépendance, d’après Lefaso.net.
La chercheuse estime que la justice réparatrice peut contribuer à la guérison des traumatismes historiques et à la réconciliation du peuple haïtien avec lui-même et avec les anciennes puissances coloniales. Cette publication intervient alors que la CARICOM, organisation réunissant les États de la Caraïbe, actualise son plan en dix points pour la justice réparatrice, selon Lefaso.net.


