Une avocate réclame 7 500 euros à Jean de Dieu Momo et vise les comptes de l’État camerounais
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Mimimefoinfos
L’avocate Félicité Esther Zeifman annonce qu’elle veut faire saisir des fonds de l’État camerounais en France pour obtenir le paiement de 7 500 euros dus par le ministre délégué à la Justice Jean de Dieu Momo. Elle affirme qu’une décision exécutoire de la Cour d’appel de Paris, rendue il y a au moins deux ans, n’a pas été appliquée malgré ses démarches, selon sa lettre au président camerounais.
L’avocate française Félicité Esther Zeifman réclame 7 500 euros à Jean de Dieu Momo, ministre délégué à la Justice du Cameroun, et annonce une saisie de fonds de l’État camerounais détenus en France. Dans une lettre adressée au président camerounais, elle affirme qu’une décision de la Chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Paris, exécutoire depuis au moins deux ans, n’a toujours pas été payée, rapporte Mimimefoinfos.
Me Zeifman, qui exerce au Barreau de Paris et dirige le Réseau international des femmes avocates, dit avoir échoué dans ses démarches amiables. Elle soutient que des huissiers au Cameroun ne peuvent intervenir utilement, en raison de menaces et de l’opposition du ministre. Elle conteste également l’affirmation de Jean de Dieu Momo selon laquelle ses impôts auraient été réglés, en disant détenir un courrier de l’administration fiscale qui la contredit.
L’avocate annonce qu’elle fera pratiquer une saisie-attribution par huissier sur des comptes de l’État camerounais en France, pour recouvrer la somme et les accessoires légaux. Elle se dit néanmoins ouverte à un règlement amiable si le montant est payé intégralement ou si un engagement daté et vérifiable est pris. Elle demande au président de la République de faire exécuter la décision sans délai.
Cette démarche intervient au lendemain du maintien par la justice française d’une saisie de 11,7 milliards contre le Cameroun, annoncé le 21 octobre. La saisie maintenue par la justice française concerne un autre dossier judiciaire.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.






