Un mathématicien lesothan modélise le traitement du cancer
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Sowetan
Image d’illustration · cottonbro studio · Pexels · Licence PexelsUn mathématicien lesothan de 24 ans, Likhang Thethe, modélise par équations et simulations la réponse des cellules cancéreuses aux virus oncolytiques, ces virus qui ciblent et détruisent les tumeurs. Ses travaux, menés à l'Université nationale du Lesotho, restent au stade de la prédiction théorique et n'ont pas encore été validés en laboratoire, selon le Sowetan.
Likhang Thethe, mathématicien lesothan de 24 ans et démonstrateur au département de mathématiques et d'informatique de l'Université nationale du Lesotho, utilise des équations et des simulations informatiques pour étudier la réaction des cellules cancéreuses aux virus oncolytiques. Ces virus sont utilisés dans des approches thérapeutiques visant à cibler et détruire les cellules tumorales, rapporte le quotidien sud-africain Sowetan.
Ses travaux portent notamment sur la résistance des cellules cancéreuses et sur l'effet Allee, un phénomène biologique selon lequel une population peut perdre sa capacité de survie lorsque ses effectifs deviennent trop faibles. Ses simulations suggèrent qu'une infection virale plus forte pourrait réduire le nombre de cellules cancéreuses sensibles au traitement tout en favorisant la croissance de cellules résistantes. Un effet Allee suffisamment marqué pourrait toutefois entraîner la disparition de ces cellules résistantes lorsque leur population passe sous un seuil critique.
Le chercheur souligne que ces résultats constituent des prédictions mathématiques et non des résultats cliniques démontrés. Son modèle est encore au stade des simulations informatiques. Des recherches en laboratoire et des données biologiques supplémentaires sont nécessaires pour vérifier sa pertinence dans les traitements réels.
Likhang Thethe identifie la complexité biologique du cancer et le manque de données fiables parmi les principales difficultés de ses travaux. Il souhaite collaborer avec des spécialistes du cancer, améliorer son modèle et confronter ses prévisions à des résultats expérimentaux. Il estime que les mathématiques et les sciences computationnelles peuvent permettre aux chercheurs africains de contribuer à la recherche médicale internationale.





