Des centaines de Kényans enrôlés par l'armée russe en Ukraine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après RFI
Image d’illustration · Isaac Naph · Pexels · Licence PexelsLe gouvernement kényan doit indemniser les familles des Kényans recrutés par l'armée russe, et Moscou a interdit ces enrôlements le 30 octobre 2026. Un accord de retour des recrues a été annoncé le 31 octobre par le président William Ruto.
Le Kenya est le premier pays africain pourvoyeur de recrues de l'armée russe engagée en Ukraine, rapporte l'hebdomadaire français Le Point, qui a rencontré à Kibera, bidonville du sud de Nairobi, Susan Kuloba, 40 ans. Son fils David, parti pour « gagner un peu d'argent pour sortir sa mère du ghetto », a été tué sur le champ de bataille après avoir été recruté par l'armée russe sur la foi d'une fausse promesse d'emploi.
Selon Le Point, le schéma est presque toujours le même : une agence de recrutement publie une offre attractive, puis les jeunes Kényans sont incorporés aux troupes russes dès leur arrivée en Russie, sans jamais toucher les salaires promis. Beaucoup sont déployés dans le Donbass occupé, la zone la plus exposée aux drones ukrainiens. Les familles endeuillées n'obtiennent pas toujours le rapatriement du corps et organisent alors des funérailles factices, enterrant des bananes ou des branches de théiers dans un linceul.
Le Point ajoute que plusieurs responsables kényans — députés, ministres, policiers et magistrats — sont soupçonnés d'être mêlés à ce recrutement au profit de Moscou.
Cette enquête paraît après que la Russie a annoncé, le 30 octobre, l'interdiction du recrutement de Kényans dans son armée et un dispositif d'indemnisation des recrues, comme l'avait rapporté la Russie interdisant le recrutement de Kényans et s'engageant à les indemniser.




