La Russie interdit le recrutement de Kényans dans son armée
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tuko
Le président kényan William Ruto affirme que la Russie ne recrutera plus de ressortissants kényans dans son armée, après son entretien avec Vladimir Poutine au Kremlin. Moscou doit aussi désigner un attaché de défense auprès de l’ambassade du Kenya, tandis que cinq accords bilatéraux ont été signés, rapporte Tuko.
Le président kényan William Ruto a annoncé vendredi 30 octobre 2026 que la Russie ne recruterait plus de ressortissants kényans dans ses forces armées. Selon lui, le président russe Vladimir Poutine a confirmé que le Kenya serait désormais classé comme un pays ne fournissant pas de recrues à l’armée russe, après leur entretien au Kremlin.
William Ruto a également annoncé la nomination d’un attaché de défense à l’ambassade du Kenya à Moscou. Ce représentant devra travailler avec le ministère russe de la Défense pour organiser le retour des Kényans engagés dans des activités militaires et faciliter l’indemnisation des personnes concernées, d’après Tuko.
L’ampleur du recrutement reste contestée. Un rapport du National Intelligence Service présenté au Parlement kényan évoque plus de 1 000 ressortissants enrôlés, tandis qu’une pétition de familles recense environ 841 noms. Le gouvernement affirme pour sa part avoir officiellement identifié 354 Kényans.
L’annonce intervient après la rencontre entre William Ruto et Vladimir Poutine, consacrée le 30 octobre à l’élargissement des échanges économiques entre le Kenya et la Russie. Elle fait suite aux discussions sur l’ouverture de nouveaux marchés kényans au forum Russie-Afrique, annoncées le 27 octobre.





