Un journaliste nigérian alerte sur les dangers de la route libyenne
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

Le journaliste nigérian Fisayo Soyombo affirme que la mauvaise gouvernance et les trafiquants poussent de nombreux jeunes vers la route migratoire du Sahara jusqu’en Libye. Il estime que jusqu’à 80 000 Nigérians l’empruntent chaque année, avec des morts dans le désert ou en Méditerranée, d’après son entretien avec Punch.
Le journaliste d’investigation nigérian Fisayo Soyombo a parcouru le trajet migratoire reliant le Nigeria à la Libye à travers le Niger et le Sahara pour documenter les dangers de cette route et dissuader les candidats au départ. Jusqu’à 80 000 Nigérians emprunteraient ce parcours chaque année, selon les déclarations de Fisayo Soyombo rapportées par Punch.
Le journaliste affirme que de nombreux migrants meurent dans le désert ou en Méditerranée, tandis que d’autres restent bloqués en Libye ou doivent rebrousser chemin. Il met aussi en cause les passeurs, qui promettent une arrivée en Libye en une ou deux semaines alors que le trajet peut durer plusieurs semaines. Soyombo raconte notamment avoir été abandonné à Sabha, dans le sud de la Libye, avant de trouver un autre intermédiaire pour poursuivre son voyage, d’après Punch.


