Un groupe armé interrompt l’approvisionnement de la raffinerie de Zawiya
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Maghreb Emergent

La fermeture d’une vanne par un groupe armé a interrompu le pompage de brut vers la raffinerie libyenne de Zawiya, après une hausse dangereuse de la pression dans l’oléoduc. La National Oil Corporation estime qu’une interruption prolongée menacerait l’approvisionnement de l’installation à hauteur d’environ 15 000 barils par jour.
Un groupe armé a fermé une vanne sur l’oléoduc de 18 pouces reliant les champs pétroliers de Hamada et de Tahara à la raffinerie de Zawiya, dans l’ouest de la Libye. La hausse de pression provoquée par cette fermeture a contraint les équipes techniques à suspendre le pompage, selon la National Oil Corporation (NOC), la compagnie nationale libyenne des hydrocarbures.
Une interruption prolongée priverait la raffinerie d’environ 15 000 barils de pétrole brut par jour et menacerait la continuité de son approvisionnement, d’après la NOC. La vanne se trouve dans la région de Rayayna et dessert les champs de Hamada MN-8 et MN-5 ainsi que celui de Tahara MN-4.
La raffinerie de Zawiya peut traiter jusqu’à 120 000 barils par jour. La NOC n’a pas annoncé son arrêt ni signalé de pénurie de carburants, mais elle a demandé à la Garde des installations pétrolières de sécuriser l’oléoduc, de rouvrir la vanne et de permettre la reprise du pompage.
La fermeture intervient six jours après la remise en service de l’oléoduc des champs de Hamada et Tahara, annoncée le 24 octobre, et deux jours après un premier blocage d’un oléoduc libyen signalé le 31 octobre.




