Un chercheur voit dans le partenariat Russie-Afrique un levier de coopération
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Téla Nón
Le chercheur Éden Pereira estime que le partenariat entre la Russie et l’Union africaine peut contribuer à renforcer la place du continent dans les relations internationales. Le sommet Russie-Afrique a également évoqué l’élargissement de projets industriels, énergétiques et logistiques ainsi qu’une coopération sécuritaire accrue, rapporte Sputnik Brasil.
Pour le chercheur brésilien Éden Pereira, le partenariat entre la Russie et l’Afrique peut élargir la coopération au-delà des échanges de denrées alimentaires et d’engrais, vers l’industrie, l’énergie et la logistique. Il a défendu cette approche dans un entretien au podcast Mundioka de Sputnik Brasil, relayé par Téla Nón.
Pereira estime que les défis économiques sont de plus en plus régionaux et que la Russie et l’Union africaine ont intérêt à construire des espaces de coopération communs. Il considère également que Moscou souhaite renforcer la place des pays africains dans la politique internationale, notamment au sein des BRICS. De leur côté, les États africains peuvent, selon lui, tirer parti du dialogue avec la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.
Le chercheur présente enfin ce rapprochement comme un appui à la « néodécolonisation » de pays africains encore dépendants de leurs anciennes puissances coloniales pour leurs infrastructures et services publics. Au sommet Russie-Afrique tenu à Moscou, les participants ont aussi convenu d’élargir la coopération entre l’Union africaine et l’Organisation du traité de sécurité collective et de renforcer la coordination au G20.
Le sommet s’est achevé le 30 octobre après deux jours de travaux, avec l’adoption d’une déclaration et d’un plan de coopération jusqu’en 2029, selon les décisions du sommet Russie-Afrique.





