Trente-deux alertes à la bombe en quatre jours visent douze compagnies aériennes
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après MyJoyOnline
Trente-deux alertes à la bombe ont visé une douzaine de compagnies aériennes en quatre jours, contraignant des avions à des escortes de chasseurs, des inspections en vol et des déroutements vers d'autres aéroports, parfois à l'étranger. Toutes se sont révélées fausses, mais chaque menace impose la même procédure de sécurité, selon l'ancien pilote et expert Marco Chan, cité par MyJoyOnline.
Trente-deux alertes à la bombe ont visé douze compagnies aériennes en quatre jours, rapporte MyJoyOnline. Certaines sont arrivées par téléphone, d'autres par courriel ; toutes se sont révélées être des canulars, mais chacune a déclenché des mesures d'urgence.
Des appareils ont été escortés par des avions militaires, d'autres inspectés en vol par les équipages, plusieurs ont été déroutés vers des aéroports différents, parfois dans un autre pays. Un vol d'Aer Lingus a dû se poser sur une base aérienne à 1 000 kilomètres de sa destination faute de carburant. « Ils ont un système de tri, mais appliquent les mêmes protocoles à chaque fois jusqu'à être absolument sûrs qu'il n'y a pas de menace », explique Marco Chan, ancien pilote de ligne et spécialiste de l'aviation à l'université Kingston, cité par le média ghanéen. Cela peut impliquer une inspection en vol et, surtout, une fouille à l'atterrissage.
Selon Paul Mason, expert en sûreté aérienne, le coût financier retombe sur les compagnies, sans indemnisation pour les passagers, les incidents n'étant pas de leur fait. Il rappelle que plus d'une centaine d'avions sont déroutés chaque jour dans le monde pour des raisons techniques, médicales ou météorologiques. La perturbation reste pour l'heure limitée aux quelques milliers de passagers directement concernés.
Ces alertes prolongent une série qui touchait déjà des vols européens le 3 novembre, puis douze avions visés par des alertes à la bombe en Europe le 5 novembre.






