Six décès parmi 160 000 refoulés de Guinée au Mali
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après La Nouvelle Tribune

Environ 160 000 personnes refoulées de Guinée se trouvent au Mali, dont 100 000 dans le district de Bamako et près de 60 000 à Kouremalé, où six décès ont été enregistrés, selon le CECOGEC. Les autorités maliennes organisent l’accueil et le retour des ressortissants, avec 3 430 personnes déjà rapatriées grâce à des bus maliens et burkinabè, selon le gouvernement malien.
Six décès ont été enregistrés parmi les personnes refoulées de Guinée et arrivées à Kouremalé, à la frontière entre les deux pays, selon le bilan publié le 7 novembre 2026 par le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) du Mali. Le dispositif malien recense environ 160 000 personnes concernées, dont près de 100 000 dans le district de Bamako et 60 000 à Kouremalé. Des blessés figurent également parmi les personnes accueillies.
Les autorités maliennes ont mobilisé les départements ministériels pour assurer la sécurité des opérations, fournir une assistance humanitaire et organiser le retour des ressortissants. Un site d'accueil d'urgence a été aménagé à Ouinzinbougou. Au total, 413 personnes refoulées ont reçu des soins dans les structures sanitaires du district de Bamako, selon le CECOGEC.
Le transport des personnes vers leurs pays d'origine s'effectue avec l'appui du Burkina Faso. Le 5 novembre, 47 bus burkinabè et deux véhicules maliens ont permis le retour d'environ 3 430 personnes. À partir du 6 novembre, le Mali a déployé 74 camions et 24 bus pour transporter près de 15 000 personnes vers le Burkina Faso. Les opérations se sont poursuivies le 7 novembre avec 60 camions et 10 bus maliens, ainsi que 48 cars burkinabè.
La Guinée a interdit le 2 novembre l'exploitation artisanale et anarchique de l'or, notamment dans la région de Siguiri, dans le nord-est du pays. L'application de cette mesure par les forces de l'ordre a entraîné l'expulsion de milliers de travailleurs étrangers, principalement burkinabè et maliens. Le maire de Kouremalé avait signalé plus de 8 000 personnes enregistrées dans sa commune dès le 2 novembre. Le ministre burkinabè de la Sécurité, Mahamadou Sana, s'est rendu à Bamako le 4 novembre pour suivre la situation et a critiqué les conditions de traitement des personnes expulsées.
Cette situation fait suite à l'afflux de ressortissants étrangers signalé vers Bamako le 5 novembre et au bilan de près de 80 000 personnes entrées au Mali depuis la Guinée, publié le 6 novembre. Le 7 novembre, les autorités maliennes avaient également annoncé le déploiement de moyens de transport pour le retour de 15 000 personnes refoulées.



