Sidi Ould Tah défend une nouvelle architecture financière africaine
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Financial Afrik
Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement, a appelé à transformer l’architecture financière africaine pour mieux mobiliser l’épargne locale et financer l’économie productive. Il a notamment évoqué un déficit annuel de financement du développement supérieur à 400 milliards de dollars, lors de l’AFIS 2026 à Luanda, selon Financial Afrik.
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, a appelé à une nouvelle architecture financière africaine pour mieux mobiliser l’épargne locale, mutualiser les risques et orienter davantage de capitaux vers l’économie productive. Il a défendu cette transformation lors de l’Africa Financial Summit (AFIS) 2026, organisé les 3 et 4 novembre à Luanda, en Angola, selon Financial Afrik.
Sidi Ould Tah a souligné le contraste entre un déficit annuel de financement du développement supérieur à 400 milliards de dollars et une épargne intérieure de long terme estimée à environ 4 000 milliards de dollars. Ces ressources sont notamment détenues par les fonds de pension, les compagnies d’assurance et les fonds souverains. Il a également indiqué que les revenus du secteur bancaire africain avaient dépassé 100 milliards de dollars en 2024, avec une rentabilité des fonds propres proche de 19 %.
Le président de la BAD a appelé les acteurs financiers à davantage financer les entreprises, l’agriculture, les infrastructures et les chaînes de valeur régionales. Il a estimé que la question centrale n’était plus seulement le développement de la finance africaine, mais sa contribution au financement de la transformation économique du continent.







