Shehu Sani critique la compassion sélective après les violences au Nigeria
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Daily Post

L’ancien sénateur nigérian Shehu Sani affirme que la religion et l’appartenance ethnique influencent souvent la compassion exprimée après des meurtres ou des attaques. Dans un message publié sur son compte officiel, il appelle ses compatriotes à condamner les violences sans tenir compte de l’identité des victimes, rapporte le Daily Post Nigeria.
Shehu Sani, ancien sénateur de Kaduna-Centre au Nigeria, a critiqué les réactions qu’il juge inégales face aux violences, estimant que l’appartenance religieuse ou ethnique des victimes influence parfois la compassion exprimée. Il a formulé cette observation dans une publication sur son compte X, rapporte le Daily Post.
Sani affirme avoir observé pendant quinze ans les réactions aux attaques de bandits et de groupes terroristes. Selon lui, certaines personnes attendent de connaître la religion ou l’origine ethnique des victimes avant de décider si elles leur témoignent leur sympathie. Il a appelé les Nigérians à condamner les violences et à soutenir les victimes sans distinction d’identité.
Ses propos interviennent dans un contexte de violences liées au banditisme, au terrorisme et à des affrontements communautaires dans différentes régions du Nigeria. Des combats dans l’État de Zamfara ont notamment été suivis de la découverte de plus de 30 corps de bandits, selon un bilan publié le 31 octobre.




