Shakahola : des alertes répétées n’ont pas arrêté Paul Mackenzie au Kenya
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Tuko

Une enquête parlementaire et la Commission nationale kényane des droits humains ont relevé plusieurs défaillances institutionnelles ayant permis à Paul Mackenzie de poursuivre ses activités malgré des alertes répétées. Les autorités avaient notamment perquisitionné son domaine en 2017 et secouru 93 enfants, rapporte Tuko, qui revient sur les failles révélées par le drame de Shakahola.
Paul Mackenzie, prédicateur kényan condamné dans l’affaire du massacre de Shakahola, avait déjà été confronté à la justice avant la découverte des fosses communes. En 2017, les autorités avaient perquisitionné son domaine et secouru 93 enfants, tandis qu’il faisait l’objet de procédures pour radicalisation présumée et fonctionnement d’une école non autorisée, rapporte Tuko en s’appuyant sur des enquêtes parlementaires et les travaux de la Commission nationale kényane des droits humains.
Son église de Malindi, dans le comté de Kilifi, a été fermée en 2019, mais cette décision n’a pas mis fin à son influence. Mackenzie a ensuite déplacé ses activités vers la forêt de Shakahola, une zone isolée où son groupe s’est installé, selon Tuko.
Les investigations du Sénat kényan et de la Commission nationale des droits humains ont relevé des défaillances de plusieurs services de l’État dans la réaction aux alertes et la protection des personnes vulnérables. Le dossier a abouti à la reconnaissance de culpabilité de Mackenzie et de 28 coaccusés pour 191 meurtres, avant sa condamnation, rapportent les précédents articles consacrés au procès. Le verdict contre Paul Mackenzie a relancé le débat sur l’encadrement des activités religieuses au Kenya.
Synthèse réalisée avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale d’AFREEQUE.

