Riek Machar nie avoir ordonné l’attaque de Nasir
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Radio Tamazuj

Riek Machar nie avoir ordonné à Tor Gille Thoan, chef de la White Army, d’attaquer la garnison de Nasir en mars 2025. Lors de son procès, l’ancien vice-président sud-soudanais a contesté les accusations attribuées à Benjamin Bol Mel, selon Radio Tamazuj.
Riek Machar, ancien premier vice-président du Soudan du Sud, a nié mercredi avoir ordonné à Tor Gille Thoan, chef de l’Armée blanche, d’attaquer la garnison gouvernementale de Nasir en mars 2025. Il a témoigné lors de la 125e audience de son procès, rapporte Radio Tamazuj.
Machar a contesté des propos qu’il attribue à Benjamin Bol Mel, ancien vice-président, selon lesquels il aurait demandé à Thoan d’agir après avoir appris que des barges transportant des soldats gouvernementaux ne pouvaient atteindre Nasir. Il a affirmé que ces bateaux acheminaient des renforts destinés à la garnison de Wec-Yar-Adiu et qu’ils n’avaient pas été attaqués.
L’ancien vice-président a déclaré avoir demandé aux commissaires de Nasir et d’Ulang, ainsi qu’à des chefs locaux et des responsables de la jeunesse, de faire rentrer les jeunes dans leurs villages le 1er mars 2025. Selon son témoignage, les deux commissaires lui ont confirmé le lendemain leur départ de Nasir et d’Ulang.
Machar a aussi affirmé avoir proposé au général Paul Nang Majok, alors chef des forces armées sud-soudanaises, de louer six grands bateaux pour transporter soldats et matériel après que des canonnières eurent été bloquées à Malual. Majok aurait accepté de payer 60 000 dollars, mais la mission aurait ensuite été annulée sans que Machar en soit informé. Il a également rejeté l’affirmation selon laquelle il aurait été sollicité pour déployer des forces de l’opposition afin de séparer l’armée gouvernementale des jeunes de Nasir, évoquant plutôt un déploiement lors d’affrontements en février 2024.





