Punch distingue les responsabilités du Nigeria et de Boko Haram dans le recrutement d’enfants
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Punch

Un éditorial de Punch examine l’inscription du Nigeria sur la liste noire américaine de 2026 relative au recrutement d’enfants soldats et distingue les responsabilités de l’État de celles de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest. Il appelle à une évaluation fondée sur des preuves, alors que des vidéos signalées comme montrant des enfants associés aux groupes armés ont ravivé les inquiétudes.
Dans un éditorial, le quotidien nigérian Punch estime que l’inscription du Nigeria sur la liste noire américaine de 2026 concernant le recrutement d’enfants soldats ne doit pas conduire à imputer automatiquement au gouvernement les crimes de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Le journal appelle à distinguer les responsabilités de l’État de celles des groupes armés, tout en reconnaissant que les forces et les groupes soutenus par le gouvernement doivent répondre de leurs propres actes.
Punch rappelle que Boko Haram et l’ISWAP enlèvent et exploitent des enfants comme combattants, éclaireurs, espions, messagers, porteurs et cuisiniers. Des filles sont aussi victimes de mariages forcés et de violences sexuelles, et des enfants ont été utilisés dans des attentats-suicides. L’éditorial mentionne des images récentes montrant, selon des signalements, des enfants armés dans des repaires terroristes, ainsi que le témoignage d’un adolescent captif qui aurait reçu près d’un million de nairas pour acheter de la nourriture aux combattants.
Le journal cite également les attentats-suicides du 16 mars à Maiduguri, qui auraient fait au moins 23 morts et plus de 108 blessés. Il rappelle que la loi américaine de 2008 sur la prévention du recrutement d’enfants soldats vise les gouvernements dont les forces armées, la police ou d’autres forces de sécurité recrutent ou utilisent des enfants soldats, ainsi que les groupes armés qu’ils soutiennent. La définition légale couvre les moins de 18 ans employés dans les hostilités et certains rôles de soutien.





