Palestine Action conteste son interdiction devant la justice britannique
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Libération (Maroc)
Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, conteste devant la Cour suprême britannique l’interdiction du groupe, classé terroriste par le gouvernement en juillet 2025. Une vingtaine de soutiens ont été interpellés devant le tribunal, portant à 4 200 le nombre d’arrestations recensées par Defend Our Juries, selon cette organisation.
Huda Ammori, cofondatrice de Palestine Action, conteste mercredi devant la Cour suprême britannique l’interdiction de ce groupe propalestinien, classé terroriste par le gouvernement du Royaume-Uni, rapporte Libération. Une vingtaine de personnes venues soutenir l’organisation ont été interpellées devant le tribunal, portant à 4 200 le nombre d’arrestations recensées depuis l’interdiction prononcée en juillet 2025, selon le collectif Defend Our Juries.
L’avocat Raza Husain a soutenu que le ministère britannique de l’Intérieur avait fondé sa décision sur trois actions relevant, selon lui, de la définition du terrorisme, parmi 385 opérations menées par le groupe depuis sa création en 2020. Il a affirmé que Palestine Action était la première organisation interdite au Royaume-Uni pour des dommages matériels בלבד, sans avoir prôné la violence contre des personnes. Le groupe est notamment accusé d’avoir vandalisé une base de la Royal Air Force et les installations de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems.
La Haute Cour de Londres avait jugé en février que l’interdiction était disproportionnée et qu’elle portait fortement atteinte aux libertés d’expression et de réunion. Palestine Action reste toutefois proscrit, et tout soutien public à l’organisation peut entraîner des poursuites au Royaume-Uni, rapporte Libération.
L’audience intervient après cette décision de la Haute Cour rendue en février, dans le cadre d’une procédure qui oppose le groupe britannique au ministère de l’Intérieur. Elle s’inscrit aussi après l’interdiction de Palestine Action en juillet 2025, étape rappelée dans le compte rendu de Libération.




