Khamenei menace d’élargir la guerre en cas de frappes américaines
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Vanguard

Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei avertit que le conflit au Moyen-Orient s’étendrait si les États-Unis reprenaient leurs frappes contre l’Iran. Il rejette l’idée que la défaite républicaine aux élections de mi-mandat puisse modifier la politique américaine, selon une déclaration écrite publiée mercredi.
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a averti mercredi que la guerre au Moyen-Orient s’étendrait si les États-Unis reprenaient leurs frappes contre l’Iran, rapporte Vanguard. Il a également rejeté l’idée que les élections américaines de mi-mandat puissent modifier la politique de Washington envers Téhéran.
Dans une déclaration écrite, Khamenei a estimé que les changements de majorité politique aux États-Unis ne mettraient pas fin à l’hostilité américaine envers l’Iran. Il n’est pas apparu en public depuis son accession au pouvoir en mars, après la mort de son père lors de frappes américaines et israéliennes.
Le président américain Donald Trump a récemment évoqué une reprise de la guerre, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenu des propos similaires. Mardi, les États-Unis ont frappé l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz. Les médias d’État iraniens ont fait état de cinq explosions. Trump a affirmé que la cible était une installation antiaérienne achevée récemment.
La défaite électorale des républicains leur fait perdre le contrôle du Congrès, mais Trump conserve le pouvoir d’ordonner des frappes. Le président iranien du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que les électeurs américains avaient voté contre la guerre. Le chef de la justice iranienne, Gholamhossein Mohseni Ejei, a lui aussi salué le résultat électoral.
Cette menace intervient après les frappes américaines sur l’île de Qeshm, rapportées le 3 novembre dans l’attaque américaine en Iran avant les élections de mi-mandat. Le 4 novembre, Téhéran avait déjà réagi à la défaite républicaine et évoqué le risque de nouvelles frappes dans sa réaction aux résultats des midterms.


