Mphego conteste la légalité d’une perquisition policière en Afrique du Sud
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après TimesLIVE

L’ancien chef sud-africain du renseignement criminel Mulangi Mphego demande à la Haute Cour de Pretoria de déclarer illégale la perquisition menée à son domicile et de lui restituer ses biens saisis. Il affirme que le tribunal ayant délivré le mandat ne possède aucune trace de la demande ; l’enquête porte sur la disparition de dossiers policiers liés à Sindile Mfazi, rapporte TimesLIVE.
L’ancien chef du renseignement criminel sud-africain, le général-major Mulangi Mphego, conteste devant la Haute Cour de Pretoria la légalité de la perquisition menée à son domicile en juillet. Il demande la restitution de ses biens saisis, dont trois armes à feu enregistrées, des dossiers juridiques et son téléphone, rapporte TimesLIVE.
Son équipe juridique affirme que le tribunal de première instance de Tembisa, qui aurait délivré le mandat, ne possède ni le dossier de la demande ni l’affidavit à l’appui. L’opération, menée pendant deux jours au domaine Midstream, à Centurion, s’inscrivait dans une enquête sur des soupçons de complot en vue de commettre un meurtre et d’entrave à la justice.
Les enquêteurs soupçonnent Mphego et le sergent Ishmail Phungu d’avoir autorisé le retrait de dossiers d’enquête appartenant au défunt lieutenant-général Sindile Mfazi, sans chaîne de conservation des preuves. Mfazi, mort empoisonné en 2021, enquêtait sur les suites du cambriolage de février 2020 à la ferme Phala Phala du président Cyril Ramaphosa. Mphego nie les accusations.
La procédure sur la perquisition intervient après l’arrestation de Mphego, le 19 octobre, pour possession illégale de plus de 100 cartouches découvertes lors de la fouille. Il a comparu devant un tribunal de Johannesburg et a été libéré sous caution de 5 000 rands, une étape déjà rapportée dans le cadre de sa libération sous caution.




