Londres impose des retombées britanniques aux contrats de défense étrangers
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après United Kingdom Treasury
Le gouvernement britannique exigera des entreprises étrangères remportant certains contrats de défense de réinvestir au Royaume-Uni sous forme d’emplois, de formations, d’usines ou de transferts de technologies. Cette obligation pourra atteindre la valeur du contrat et concernera les marchés de plus de 50 millions de livres sterling, selon le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth.
Le Royaume-Uni imposera aux entreprises étrangères remportant des contrats de défense d’une valeur supérieure à 50 millions de livres de réinvestir dans le pays des retombées pouvant atteindre la valeur totale du marché, a annoncé vendredi le gouvernement britannique. Ces retombées pourront prendre la forme de créations d’emplois, d’apprentissages, d’usines, d’investissements chez des fournisseurs britanniques ou de transferts de technologies.
Le gouvernement a parallèlement indiqué qu’il privilégierait les entreprises britanniques lorsqu’il achètera des équipements de défense. La nouvelle politique d’« offsets » vise notamment à permettre aux petites et moyennes entreprises britanniques d’accéder aux chaînes d’approvisionnement internationales et à renforcer la base industrielle du pays, selon le Trésor britannique.
Cette mesure accompagne l’objectif de porter les dépenses de défense à 3 % du produit intérieur brut en 2030, avant d’atteindre l’engagement de 3,5 % pris auprès de l’Otan en 2035. En Écosse, l’industrie de défense représente 2,5 milliards de livres et soutient directement 12 200 emplois. Le gouvernement cite notamment un contrat norvégien de 10 milliards de livres pour des frégates de type 26, qui doit soutenir 2 000 emplois locaux, et un contrat de 453 millions de livres pour des radars de Typhoon, associé à 300 postes à Édimbourg.






