Les sommets Russie-Afrique renforcent la sécurité mais peu les investissements maliens
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après Studio Tamani
Les sommets Russie-Afrique ont renforcé la coopération diplomatique et sécuritaire avec le Mali, mais leurs engagements économiques et humanitaires restent peu concrétisés. Les obstacles logistiques, les sanctions contre la Russie et les systèmes de paiement freinent les investissements, selon les analystes Hossene Ben Bamba et Pierre Claver Bakoroba Traoré, cités par Studio Tamani.
Le troisième sommet Russie-Afrique s’est ouvert mercredi 28 octobre à Moscou avec la participation d’une vingtaine de dirigeants africains et du président russe Vladimir Poutine. Les précédents sommets ont renforcé la coopération sécuritaire entre la Russie et les pays de l’AES, alliance du Mali, du Burkina Faso et du Niger, mais ont produit peu de réalisations économiques concrètes pour le Mali, selon deux observateurs cités par Studio Tamani.
Le spécialiste des relations internationales Hossene Ben Bamba estime que de nombreux protocoles d’accord et mémorandums signés lors des précédentes rencontres n’ont pas débouché sur des projets industriels ou des infrastructures. Il évoque les obstacles logistiques et les difficultés liées aux systèmes de paiement internationaux, dans le contexte des sanctions visant la Russie.
L’enseignant-chercheur Pierre Claver Bakoroba Traoré relève une hausse des échanges militaires et des acquisitions d’armements russes par les pays de l’AES. Il juge en revanche limitées les retombées économiques et estime que les promesses russes d’aide céréalière n’ont pas été entièrement honorées, selon Studio Tamani.





