Les rejets de 400 usines d’Oujda polluent des eaux algériennes
Par la rédaction d’AFREEQUE, d’après TSA
Image d’illustration · Vash Project · Pexels · Licence PexelsLes rejets de 400 unités industrielles d’Oujda pollueraient l’oued Mouilah et le barrage de Hammam Boughrara, en Algérie, avec une concentration chimique annoncée comme 400 fois supérieure aux normes. Des milliers d’hectares agricoles seraient touchés, selon des informations présentées lors d’un colloque à Tlemcen et rapportées par El Khabar.
Quatre-cents unités industrielles d’Oujda, dans l’est du Maroc, rejettent des déchets dans l’oued Mouilah, dont les eaux se déversent vers des barrages et des terres agricoles en Algérie. La concentration de substances chimiques y dépasse de plus de 400 fois les normes internationales, selon le quotidien algérien El Khabar, qui rapporte les conclusions présentées lundi 26 octobre à Tlemcen.
La pollution touche notamment l’oued Mouilah et le barrage de Hammam Boughrara, situés près de la frontière algéro-marocaine, et a transformé des terres en marécages. Des milliers d’agriculteurs et plusieurs milliers d’hectares agricoles seraient affectés, tandis que le dessèchement des nappes phréatiques a aussi été signalé au barrage d’Abadla, dans la wilaya de Béchar.
Ces éléments ont été présentés lors d’un colloque international consacré à la protection des cours d’eau transfrontaliers, auquel ont participé des experts et des chercheurs de 19 pays. La secrétaire générale de la wilaya de Tlemcen a qualifié la pollution des oueds et des barrages de menace directe pour la sécurité alimentaire de l’Algérie, tandis que le recteur de l’Université de Tlemcen a appelé à examiner des solutions technologiques pour protéger les ressources en eau.
La présentation intervient après la mise en avant par le Maroc de son plan de l’eau 2050, présenté le 15 octobre au Forum mondial de l’eau de Rome.




